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A six kilomètres d'Athis, près de Ségrie-Fontaine, le petit village de La Lande Saint Siméon présente un visage paisible. Autrefois beaucoup plus important, il a perdu peu à peu de son activité pour n'avoir, de nos jours, qu'une vocation agricole basée essentiellement sur l'élevage. Ses 122 habitants se répartissent sur une superficie de 532 hectares. Datant de l'époque gallo-romaine, on trouve un menhir situé dans le bois de la Lande, au lieu dit du "Ronfil" sur la route de Ségrie-Fontaine à Condé-sur-Noireau. Ce menhir est connu sous plusieurs noms : La Demoiselle de Ronfil, La Pierre Dinde, La Pierre du Petit Trou. Du XVème siècle à 1789, La Lande Saint Siméon fit partie du Marquisat de Ségrie-Fontaine, divisé alors en deux paroisses. Celles-ci furent réunies au moment où Jeanne de Ségrie épousa Guillaume de Rupières. Après la Révolution, la commune possédait une belle étendue de bruyère qu'elle a vendue. Avec les fonds, elle fit construire l'église actuelle et le presbytère dont la première pierre fut posée en 1836. Des moulins à blé fonctionnèrent sur les rives du Lembron. Ils furent détruits pendant la guerre de cent ans. Aux environs de 1900, beaucoup d'habitants travaillaient pour les |
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filatures ; la commune a compté jusqu'à 40 métiers à tisser. Les carrières de granit employaient également beaucoup d'hommes. C'est pourquoi les anciennes maisons sont construites en pierre de pays et même souvent en pierre de taille et possèdent presque toutes une grande et belle cheminée de granit. |
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